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Peintures et Dessins |
Michel Doutreligne, né en 1946 à Bruxelles, peint depuis le milieu des années 60. Influencé par Cobra (dixit Sélim Sasson en 1972), il privilégie, dès la fin des années 70, le travail de la couleur acrylique sur papier posé à plat, avec des ajouts divers (sable, sciure de bois, encre de Chine, brou de noix ou crayon aquarellé), et se sert des «hasards objectifs» provoqués par les dispersions colorées et irrégulières engendrées par l'eau. Les tableaux prennent leur source dans l'ambiance harmonique qui accompagne leur création; comme il le dit lui-même, le titre correspond à la part entièrement subjective, car je travaille toujours en musique; et le tableau achevé reçoit en général le titre de l'œuvre écoutée ou un hommage à son auteur.
Pascal Dubar, né en 1968 à Thuin, est graphiste-affichiste et illustrateur de formation. Fan de rock punk, il a une solide «patte» presque immédiatement identifiable: une impression de spontanéité agressive, qui pourtant ne laisse rien au hasard ou à l'improvisé, même dans les supposées «éclaboussures». Un trait lucidement déjanté, une simplification fort complexe, le tout allié à un humour acéré, souvent poétique, parfois «surréalisant», jamais méchant mais pourtant sarcastique. Le goût de l'absurde ou du dérisoire met Pascal à l'abri à la fois des niaiseries de convenance ou des bienséances redondantes. Une espièglerie adulte et calculée, beaucoup plus subtile qu'il n'y paraît au premier regard.
Patrick Hoedt, né en 1966 à Mouscron, a commencé à peindre il y a quelque vingt ans, suivant l'exemple d'un peintre, sculpteur et philosophe gantois avec qui il fréquente musées et expos. Après quelques essais infructueux, la peinture devient vite pour Patrick un exercice d'introspection, avec ses gestations préalables, ses temps de latence silencieuse; bref une sorte de «mise en condition» nécessaire à la saisie révélatrice d'un dialogue-miroir où l'artiste s'initie à lui-même. Mais l'appréhension de soi-même est par nature une constante dérobade, d'où la nécessité de ce continuum cohérent, constitué d'une succession d'instantanés - de «flashs» -d'une même personnalité.
Michel et Patrick peignent tout en écoutant de la musique, Pascal a réinterprété des pochettes de disques 33 tours. Voilà pourquoi le titre En avant la musique! s'est spontanément imposé...